• Conférence organisée par l'Ecole de Management de Grenoble dans le cadre du troisième festival de géopolitique et de géoéconomie de Grenoble.

    Conférenciers :

    Alexandre Kateb, économiste, directeur de Compétence Finance

    Joël Rochat, gérant de Onyx Wealth Management

    Driss Benali, Professeur d'économie à l'Université de Rabat

     


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  • J'ai participé hier à cette conférence organisée par l'association Le Petit Juriste à l'Université Paris II Panthéon Assas. Mon intervention portait sur le rôle de l'économie dans les révolutions arabes.

    Vous pourrez retrouver prochainement mes réflexions sur cette question dans un article qui devrait paraître dans la revue Sociétal de mai-juin 2011.

    PROGRAMME

    - Révolutions arabes : quel est le rôle de l'économie ? (par Alexandre Kateb, Economiste, maître de conférences à Sciences Po, directeur du cabinet Compétence Finance)

    - Transition démocratique et pratiques effectives du droit administratif. L'exemple de la Tunisie (par Gilles Guglielmi, Professeur de droit public à l’université Paris II Panthéon - Assas)

    - Maghreb et Moyen-Orient : des grilles de lecture différentes (par Selim Jahel, Professeur de droit à l'université Paris II Panthéon - Assas, Ancien ministre libanais)

    - Révolutions arabes : les raisons d'une myopie occidentale (par Vincent Geisser, Sociologue et politologue français, chargé de recherches au CNRS et à l’IREMAM)

    - Le regard français sur les révolutions : quelle ligne, quels enjeux ? (par Karim Amellal, Auteur, enseignant à Sciences Po, directeur général de la chaîne de télévision Stand Alone Media,)

     

     


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  •   Journal de 22 h du Mercredi 6 avril 2011


    Les forces pro-Ouattara cernent le palais présidenttel

    06.04.2011 - 22:00


    En Côte d'Ivoire , l'échec  des négociations pour obtenir le départ de Laurent Gbagbo

    Les partisans d'Alassane Outtara sont partis a l'assaut du palais présidentiel

    Et déja se profile le spectre d'un grand procès sur les massacres commis dans ce pays

    En Algérie, moins de manifestations mais plus de grèves: quels sont les problèmes sociaux qui affectent les Algériens ? Analyse de l'économiste Alexandre Kateb

    En France , au Panthéon, une grande cérmonie a la mémoire du poète et romancier Aimé Césaire

    La Cour de cassation  juge que les enfants nés de
    mères porteuses à l'étranger ne doivent pas être inscrits à l'état-civil français


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    J'interviendrai le vendredi 25 mars à 10h30 dans le ce cadre d'un débat consacré à la gouvernance économique mondiale.

     

    Lien vers le programme du Festival

    Contacts :

    Grenoble Ecole de Management

    Jean-Marc Huissoud - organisateur Voir son blog

    Claire Mourre - coordinatrice

    Isabelle Sauret - administratrice marketing

    Anteios

    Pascal Gauchon - organisateur

    Grenoble Ecole de Management
    12, rue Pierre Semard 38000 Grenoble
    Accès Tram A arrêt Saint Bruno ou Tram B arrêt Palais de Justice

     


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    Les informations commencent à filtrer sur les nouveaux stress tests bancaires auxquels devraient être soumises les banques européennes dans le courant de l'année. Et autant le dire tout de suite, dans leur forme actuelle ces nouveaux stress tests ne sont pas à la hauteur des enjeux et pourraient bien faire "pschitt" comme ce fut le cas des stress tests de juillet 2010.  

    Selon un document de l'Autorité bancaire européenne (EBA), les nouveaux stress tests devraient soumettre les banques à un choc macroéconomique d'ampleur limitée comprenant une contraction de 0,5% du PIB de la zone euro en 2011 et une chute de 15% des marchés actions. Il n'est pas question d'envisager le défaut d'un état sur sa dette souveraine, ou une restructuration ordonnée de cette dette, même si ce scénario semble inévitable à plus ou moins brève échéance, comme en Grèce.

    Dans un article publié dans le numéro de février de la Revue Banque, j'avais exposé mes idées sur les meilleures pratiques en matière de macro stress tests bancaires, et j'avais analysé les raisons pour lesquelles les stress tests européens de 2010 n'avaient pas rempli leur mission principale, à savoir tester la résistance du système bancaire à un choc systémique, et s'assurer de la solvabilité des banques européennes en mesurant l'adéquation de leurs fonds propres aux risques encourus.

    Ainsi, les tests réalisés en 2010 n'intégraient pas l'effet d'un retrait des aides publiques consenties à ces banques en période de crise. Sans ces aides, un certain nombre d'établissements financiers en Espagne, en Allemagne ou au Royaume-Uni n'auraient sans doute pas passé la barre des tests et auraient fait apparaître un besoin de recapitalisation conséquent. Sans parler des banques irlandaises qui étaient déjà en situation de quasi faillite avant la réalisation de ces stress tests.

    En outre, la crise a fait apparaître la centralité du risque de liquidité dans le déclenchement des crises bancaires. Nous sommes passés en un quart de siècle des vieilles paniques bancaires liées au retrait en masse des dépôts par les individus - aujourd'hui éradiquées grâce aux systèmes de garantie des dépôts mis en place partout dans le monde - à des crises de liquidité autrement plus dévastatrices liées au gel du marché interbancaire, et à une brusque dégradation du collatéral utilisé sur ce marché (titres souverains ou titres hypothécaires).  

    Or, les stress tests de 2010 tout comme ceux de 2011 - d'après les informations qui nous parviennent aujourd'hui -, n'intègrent pas ce phénomène d'assèchement de la liquidité interbancaire en période de crise. Les régulateurs préfèrent traiter ce problème à part, à travers les nouveaux coefficients de liquidité prévus dans Bâle III , oubliant qu'un risque d'illiquidité sur le marché interbancaire peut vite se transformer en insolvabilité des établissements les plus exposés à ce marché. A force de saucissonner les problèmes et de plaquer une approche réglementaire simpliste sur une réalité complexe, on renonce à développer une stratégie d'ensemble.  

    En effet, l'hypothèse implicite sur laquelle repose la logique de ces "stress tests light" est que la Banque Centrale Européenne sera toujours là pour secourir les banques en situation d'illiquidité, alors même que pour un certain nombre d'entre elles le problème principal est un problème de solvabilité, dont on sait depuis Bagehot qu'il ne peut être réglé simplement par une injection de liquidité à court terme. La démission d'Axel Weber de son poste de gouverneur de la Bundesbank, et son retrait de la course à la présidence de la BCE, n'est sans doute pas étrangère à cette hypothèse implicite qui fait peser un insupportable aléa moral sur le financement des ménages et des entreprises en Europe.  

    Il faut aujourd'hui que les régulateurs bancaires, et plus encore que les responsables politiques européens - car la question n'est plus uniquement d'ordre technique - se saisissent du problème, et renoncent à la politique de l'autruche et à l'aveuglement coupable dont ils font preuve face aux banques zombies. Ces dernières menacent les fondations financières de l'économie européenne et  hypothèquent sa croissance à long terme. On peut encore corriger le tir mais il est urgent d'agir !

    Alexandre Kateb


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